Madintec, Pixel sur Mer, B&G, NKE : ces noms reviennent dès qu'une équipe prépare le pilotage d'un bateau de course. Ils ne recouvrent pourtant pas tous la même chose. Certains proposent un calculateur et ses modes de pilotage, d'autres une centrale qui traite aussi les données de navigation, d'autres encore un écosystème complet d'instruments et d'écrans. Et aucun nom sur le calculateur ne dit, à lui seul, comment la barre va bouger.
Pour comprendre le marché, il faut regarder la chaîne entière : capteurs, données, calculateur, commande de puissance et actionneur. C'est dans cette chaîne que travaille Mobius Motion, avec Mobius Pro, le vérin électromécanique qui exécute les ordres du pilote. Voici les principaux acteurs que nous rencontrons dans les projets de voile et ce qui distingue leur approche.
Les spécialistes de la course au large
Madintec et MADBrain. MADBrain vient de la course au large et équipe des programmes IMOCA, Ultim et Class40, selon Madintec. La marque propose un calculateur de pilote, des modules de commande et une interface qui peut s'afficher sur différents écrans. Son sujet est le comportement du bateau sous pilote : comment interpréter les données, décider d'une correction et piloter l'actionneur. L'installation dépend ensuite des capteurs, de l'électronique et de la barre présents à bord.
Pixel sur Mer et EXOCET. Avec EXOCET Essential et Silver, Pixel associe navigation, traitement des données et algorithmes de pilotage. Son travail s'étend aussi au contrôle de vol des bateaux à foils. Il faut connaître un rapprochement important : Pixel et B&G ont annoncé une solution commune pour la voile de compétition hauturière, fondée sur des technologies EXOCET et le système H5000 de B&G. Selon la configuration, « Pixel » et « B&G » peuvent donc désigner des briques d'un même projet.
NKE et GyroPilot 3. NKE propose un ensemble d'instruments, de capteurs, de commandes et de calculateurs. Le GyroPilot 3 HR vise particulièrement la course au large, avec des modes liés notamment au vent, à la gîte et à la vitesse. Pour une équipe déjà équipée en NKE, le pilote se pense avec les données disponibles sur le réseau et la manière dont elles sont étalonnées.
Les grands écosystèmes de navigation
B&G et H5000. H5000 associe instruments de voile, traitement des données et pilote automatique. B&G documente des fonctions de réponse aux rafales, aux vents forts et aux écarts de route. La marque couvre des configurations allant du voilier de régate aux systèmes de Grand Prix. Le partenariat avec Pixel ajoute une autre voie pour les projets hauturiers les plus poussés ; il mérite d'être examiné comme une configuration précise, plutôt que comme une nouvelle marque de pilote à classer séparément.
Raymarine et Evolution. La gamme couvre de nombreux types de bateaux et de systèmes de barre, avec capteurs, calculateurs de commande, pupitres et actionneurs. Le pack EV-400 Sail illustre cette logique de système : capteur de cap, unité de contrôle, commande et retour d'angle, à compléter par une unité de puissance adaptée. C'est une option à étudier avec précision lors d'un refit, surtout lorsque le bateau possède déjà une partie de cet écosystème.
Garmin et Reactor 40. Garmin construit également ses pilotes autour d'un ensemble de capteurs, de commande, d'affichage et d'actionneur. En septembre 2026, la marque a présenté SmartDrive, un actionneur linéaire proposé avec Reactor 40 pour certains voiliers et catamarans. C'est une évolution à suivre, avec un périmètre de bateau et des conditions d'intégration propres à cette offre.
Simrad et la gamme NAC. Simrad propose des calculateurs, des pupitres comme l'AP44, des capteurs et des unités de puissance pour différentes architectures de barre. Sa gamme est plus large que la seule course à la voile ; elle a sa place dans le panorama lorsqu'on reprend une installation existante ou qu'on compare des écosystèmes complets.
Comment choisir pour son bateau ?
Le nombre de fonctions annoncé ne suffit pas à départager ces pilotes. Une équipe doit d'abord savoir quelles données elle peut fournir au calculateur, quels modes elle utilisera réellement et comment le système sera réglé puis suivi dans le temps. Il faut ensuite regarder la commande de puissance, l'actionneur, la géométrie de barre et la reprise en manuel. Un pilote qui calcule une excellente correction doit encore pouvoir la faire exécuter par l'installation de barre.
C'est la place de Mobius Pro. Nous développons le vérin ; Madintec, Pixel, B&G, NKE et les autres développent des systèmes de pilotage avec leurs propres exigences de commande. Une compatibilité se vérifie pour une configuration précise : modèle du calculateur, interface de commande, alimentation, retour d'angle, efforts et montage. La présence de deux noms dans une présentation ou sur un même bateau ne vaut pas validation de toutes leurs versions ensemble.
Vous préparez un bateau neuf ou vous voulez faire évoluer son pilote ? Parlez à notre bureau d'études du système déjà en place et de ce que vous attendez de la barre. Nous pourrons étudier l'actionneur dans le contexte réel du projet.